Dans un article sur le « terroir », Gergaud et Ginsburgh (1) ont montré que les différences des dits terroirs dans la région du Haut-Médoc (Pauillac, Margaux, Saint-Estèphe, Saint-Julien, et Haut-Médoc) n’avaient aucun effet sur la qualité des vins. Bien sûr, un Saint-Julien n’a pas tout à fait le même goût qu’un Pauillac (encore que même les experts n’y voient que du feu, on le verra dans un instant). Mais les deux régions font des vins de qualité, voire de grande qualité. Ce que les deux chercheurs montrent, c’est que les différences de qualité telles qu’elles sont décrites dans les notes de dégustation des « grands » experts, sont indépendantes des qualités du sol (région, exposition des coteaux, sol, composition chimique du sol) mais dépendent par contre très fortement des techniques de production utilisées et partant de la compétence du chef d'orchestre.
L'auteur de cette tribune consacrée au terroir est Olivier Gergaud, Professeur, BEM – KEDGE Business School, et Victor Ginsburgh, Université Libre de Bruxelles.


