Comme s’ils s’étaient donné le mot, le quotidien national Le Figaro et le régional le Bien Public auscultent cette semaine la relation d’hommes qui ne font pas de vin, n’en vivent pas, mais le côtoient et l’aiment. On ne sait trop bien pourquoi, mais d’une certaine manière qu’importe, Le Figaro soumet l’historien Alain Decaux à une batterie de questions sur le vin. On y apprend ainsi que ce dernier, originaire de Lille, « a grandi à la bière et a appris le vin très tard », beaucoup par son fils, « le spécialiste de la famille », caviste, qui le conseille. C’est plutôt rassurant pour les générations futures.
A l’occasion de la sortie du livre « Les grands vins de Bourgogne de 1750 à 1870 », le Bien public dresse le portrait de son auteur Loïc Abric, médecin, devenu, par passion, historien du vin. Franck Bassoleil évoque lui aussi la force des liens familiaux dans la transmission du goût du vin : « Il faut souvent chercher dans l'enfance, l'origine d'une passion : « Mon père, qui avait des vignes, m'emmenait goûter du gevrey quand j'avais six ans. Je pense qu'en aimant le vin, c'est une façon de rechercher ses origines. Une partie de mes ancêtres étaient vignerons. » C'est d'ailleurs la magie d'une autre rencontre qui le conduisit à écrire son premier livre sur les vins de l'Auxois : « Mon beau-père apiculteur me faisait découvrir ces bons petits vins, après avoir fait le tour de ses ruches. » C'est aussi à cette époque qu'il commença à comprendre l'intérêt de l'Histoire, pour approfondir sa démarche.
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