| (01/11/2008) |
Revue de presse n°7 : La semaine du vin qui dit non |
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C’était, dans les rues et sur les écrans d’ordinateur, la semaine du non. La toile et le papier ont largement relayé la mobilisation des professionnels de la filière vin contre certaines dispositions du projet de loi présenté la semaine dernière par la ministre de la santé Roselyne Bachelot intitulé « portant réforme de l’hôpital et relatif aux patients, à la santé et au territoire". Il faut sans doute y voir une bizarrerie française de loger dans un tel intitulé la consommation d’alcool donc de vin. Survol de cette semaine presque mono-obssessionnelle.
Catherine BERNARD.
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Le vin, sa communication, sa consommation |
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C’est le retour de la France des provinces, là où se fait le vin. Au lendemain de l’appel à manifester lancé par l’association Vin et Société, les quotidiens régionaux se font l’écho de l’inquiétude et de l’indignation de la filière vin. « Pour le droit de faire goûter », peut-on lire dans la Dépêche. « Le vin dit non à la censure », titre le quotidien de Bordeaux, Sud-Ouest dans l’un des nombreux articles consacrés au sujet, tandis que le site Aqui.fr met l’accent sur les élus mobilisés « contre la censure ». Pour le Bien public, le quotidien de la Bourgogne, « le climat de suspicion exaspère la filière », tandis que les DNA (Dernières Nouvelles d’Alsace) titrent : « le vin : une culture menacée ». « Le vin ne doit pas devenir une culture illégale » reprend Ouest-France qui donne la parole à des vignerons d’Anjou. « Le vin a –t-il un avenir si l’on ne peut pas en parler », se demande La Nouvelle République. On retrouve beaucoup les mots prohibition, censure.
Dans son éditorial la Dépêche rappelle assez justement les enjeux du débat: « Comme à chaque fois, s'affrontent deux conceptions de la vie collective : d'une part perpétuer des traditions anciennes, des modes de vie, laisser l'individu libre de gérer sa vie comme tout adulte ; d'autre part, au contraire, intervenir et réglementer au nom du « coût » de la santé publique, de l'organisation sociale ou encore d'une forme de morale environnementale ». Et il conclut : « La lutte contre l'alcoolisme ne doit pas devenir synonyme d'une censure contre le vin. Tout simplement parce que le plaisir n'est pas forcément la dépendance ou la mort. Ce débat, vieux comme le monde, resurgit désormais d'Alsace en Provence, de Bourgogne en Bordelais et jusqu'en Languedoc. Une passion française ».
Ni les vignerons, ni Roselyne Bachelot, qui, dans un entretien accordé au Figaro a fait un pas en faveur de la publicité pour l’alcool sur internet n’ont, en revanche, convaincu l’éditorialiste du Monde. Le quotidien du soir désapprouve même franchement : « Non seulement Internet est sans conteste le média préféré des jeunes, mais c'est un média sans frontières : rien n'interdit à un adolescent de naviguer à sa guise sur le Web, sur des sites qui ne lui sont pas destinés ou sur des sites étrangers qui ne se privent pas de faire de la publicité pour des boissons alcoolisées. Prétendre y poser des garde-fous est donc largement illusoir ». L’éditorialiste poursuit : « A moins qu'il ne s'agisse d'une politique de gribouille, destinée à concilier l'inconciliable, en l'occurrence les impératifs de santé publique et les demandes insistantes des industriels du secteur pour lever les carcans qui brident leurs stratégies commerciales. » Le titre de l’article qui l’accompagne est lui aussi sans ambiguité : « La concession de Bachelot au lobby viticole ».
Bien loin de nos démons, l’International Herald Tribune observe non sans humour : « Beuveries en France ? Les enfants français ne grandissent-ils pas en trempant leurs lèvres dans les verres de leurs parents apprenant les vertus de la modération ? ».
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| VIN ET INTERNET (08/11/2008) |
| La France est le seul Pays où le vin est diabolisé, alors que l’alcoolisme des jeunes n’est pas du à sa consommation, mais à celle des alcools tels que la vodka, les prémix, et toutes boissons chimiques et alcoolisées dont les choix s’offrent à eux. Ces soirées ainsi arrosées entraînent, malheureusement des accidents qui endeuillent les familles.
Cela ne met pas, pour autant, en cause « la plus noble et la plus saine des boissons » décrite par Pasteur. Le vin fait partie de notre culture, de notre gastronomie. Il attire les touristes et représente plus de valeur que l’aéronautique dans nos exportations. La viticulture assure plus de 500.000 emplois directs ou indirects. L’Espagne, qui classe le vin parmi les aliments, et non comme alcool, subventionne la construction des caves et les viticulteurs pour la réalisation de stands pour faire connaître leur produit. Comment peut-on imaginer que la France conserve ou développe ses exportations de vin alors que, sur son territoire elle le décrit presque comme un poison, et n’autorise pas de communiquer sur ce sujet. L’argument que les jeunes iront sur ces sites ne tient pas. Internet n’a pas de frontières, et quand ils le souhaitent, ils vont sur les sites étrangers francophones ou même chez nos voisins de l’U.E. qui ont tous la traduction française.
Les U.S.A. et le Royaume Uni, après des études sérieuses, interdisent maintenant l’étiquetage portant le pictogramme barré pour femmes enceintes. Cela oblige les viticulteurs à modifier les étiquettes pour les vins destinés à ces pays.
Il est vrai, qu’en France, consommé avec modération, comme il l’était aux cours des repas des générations qui nous ont précédées, le vin n’a pas du porter tort à la santé humaine, si l’on considère l’allongement de la durée de la vie. De plus, nos mamans, lorsqu’elles étaient enceintes ne « bénéficiaient » pas des interdictions actuelles et, dans l’ensemble, ne changeaient pas leur régime de vie. Alors que, si cela s’était vérifié, même parmi toutes les classes dirigeantes actuelles, et nos élites nous devrions, pour la plupart, être des « dégénérés ». |
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