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Avec mon confrère Patrick Jourdain avec qui je partage la co-présidence, nous allons poursuivre les actions menées par nos prédécesseurs, qui visent avant tout à défendre notre métier afin qu’il soit mieux reconnu par les acteurs de la filière. Nous commercialisons 20 millions de bouteilles par an, mais ce n’est pas tant le volume que la qualité et le prix des vins que nous vendons qui font la valeur de notre profession. Avec la grande restauration, nous sommes les premiers prescripteurs des vins de qualité en France. Nous sommes la vitrine permanente du savoir-faire français dans le domaine du vin. Mais ceci n’est pas encore très bien reconnu. Nous sommes souvent mal représentés dans les organismes qui gèrent la filière et les syndicats d’appellation n’ont pas tous pris la mesure de ce rôle de prescription que nous jouons. Parce que nous sélectionnons des vins qualitatifs, nos prix d’achat sont 30 à 40% plus élevés que ceux proposés par la grande distribution. Par les temps qui courent, c’est un élément qui doit être mis en avant. Nous allons également faire un effort pour être plus présents dans la presse spécialisée. Dans les comités de dégustation des revues sur le vin, on voit beaucoup de sommeliers, de particuliers amateurs de vins, mais les cavistes sont rarement représentés alors que nous sommes des professionnels de la dégustation. Comme beaucoup de mes collègues je déguste plusieurs milliers de vins par an pour sélectionner ma gamme.
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