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En France, deux phénomènes poussent aujourd’hui les opérateurs à s’intéresser aux vins peu ou pas alcoolisés :
1) La répression accrue en matière d’alcool a changé les habitudes de consommation. «Le durcissement de la réglementation ouvre au vin désalcoolisé des marchés qui ne s’y intéressaient pas jusqu’à présent, comme la restauration», explique Patrice Girin, directeur marketing de l’Uccoar, groupement audois qui produit le vin sans alcool « 0° ».
2) La baisse structurelle de la consommation de vin en France incite au lancement de nouveaux produits, en direction notamment des jeunes et des femmes. «Aujourd’hui, on fait davantage des vins à déguster, autour de 13%, que des vins à boire »,constate Jean-Pierre Laporte, ingénieur à l’Inra.«Or, il y a une demande pour des vins légers, faciles à boire.»
Toutefois, il n’est pas sûr que la réduction du taux d’alcool dans le vin soit de nature à séduire les jeunes. Un récent sondage de la Fédération des Vignerons Coopérateurs de Vaucluse indique plutôt le contraire. A la question«Préféreriez-vous que les vins aient un taux d’alcool plus faible ?», les 18-28 ans interrogés ont répondu «non» à 78%. «Il semble que les jeunes font bien la différence entre les «alcools à boire» (les alcools forts et la bière) et le vin qui se ‘déguste’»,explique-t-on à la Fédération.
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