|
Le Comité National de l’INAO va donner, début septembre, les autorisations de chaptalisation pour les vins AOC de la récolte 2005. Un décret loi de 1936, donne à l’Institut National des appellations d’Origine contrôlées, un pouvoir extraordinaire, puisque les ministres compétents ne peuvent modifier le contenu des décisions prises, il peut simplement refuser de ratifier un texte, ce qui est très exceptionnel, puisque plusieurs représentants de l'Etat siègent au Comité National.
La décision de chaptalisation concerne les vins produits dans les zones viticoles françaises classées en B et C1a et par exception en Gironde pourtant classée en C2 comme le Languedoc ou la Provence régions ou la chaptalisation est absolument prohibée.
La chaptalisation des vins AOC est une méthode française d’adjonction de sucre de betterave au moût de raisin qui, de pratique qualitative exceptionnelle est devenue, dérive tolérée par l’INAO, un avantage acquis systématique d’une partie importante de la production des vins AOC français. C’est annuellement plus de 60 000 tonnes de sucre utilisées officiellement en chaptalisation, facilité qui entraîne des fraudes incontrôlables. La chaptalisation des vins AOC provoque la création artificielle de volumes importants de vins, alors qu’il existe des méthodes plus naturelles lorsqu’il s’agit de pallier à l’insuffisante maturation du raisin, procédés qui ont également l'avantage de réduire la production globale
|