Communication
Lundi 14 novembre 2016

Lutte contre l’oïdium de la vigne
Oïdium : jusqu’à 60 % de perte de poids à la récolte

Communication rédigée par BASF
<div style='color:#ad1922;font-size:0.8em'>Lutte contre l’oïdium de la vigne </div>Oïdium : jusqu’à 60 % de perte de poids à la récolte

L’oïdium est une maladie sournoise que l’on ne voit pas forcément, mais qui peut entraîner des chutes de rendement à la vendange très importantes. Un programme d’expérimentation conduit par le Groupe ICV et BASF a permis de chiffrer l’impact de l’oïdium sur les volumes récoltés. Deuxième enseignement tiré de cette étude, les attaques les plus précoces, sont aussi les plus préjudiciables. Explications.

«La présence d’oïdium peut provoquer jusqu’à 60 % de perte de poids des grappes à la récolte, souligne Vincent Jacus, responsable filière vigne chez BASF. Jusqu’il y a quelques années, nous avions peu de références sur l’impact de l’oïdium sur les volumes de vendange et la qualité. C’est pourquoi, nous avons décidé avec le Groupe ICV, Institut Coopératif du Vin, de mettre en place un programme d’expérimentation en Languedoc-Roussillon, sur six ans. Les essais ont porté sur deux cépages, un blanc, le Chardonnay et un rouge, le Carignan ».

 

A LIRE AUSSI

Lutte contre l’oïdium de la vigne
Lutte contre l’oïdium de la vigne
Lutte contre l’oïdium de la vigne

Des pertes souvent sous-évaluées

Cette étude a montré que la nuisibilité de l’oïdium était souvent sous-estimée et qu’il existait une bonne corrélation entre intensité des attaques de l’oïdium sur les grappes, et impact sur le rendement. « En moyenne, les grappes touchées à 25 %, perdent 28 % de leur poids par rapport aux grappes saines, indique Vincent Jacus. Sur celles qui sont touchées à 60 %, la perte de poids atteint 62 % ! A noter que la réponse est la même quel que soit le cépage blanc ou rouge et quelle que soit l’année ».


Des dégâts visibles, mais aussi invisibles

L'oïdium peut se manifester de différentes façons sur la vigne. Il peut apparaître sous la forme de baies nanifiées ou de baies éclatées couvertes de moisissure grisâtre, bien visibles à la vendange. Il peut aussi provoquer des dégâts qui ne sont pas visibles à la récolte.  Les attaques au moment de la floraison, ou juste après, peuvent entraîner de fortes coulures des fleurs et même la disparition de bouquets floraux complets. Ces dégâts sont invisibles le jour de la vendange, mais la perte de rendement peut être conséquente.



Les attaques précoces, les plus préjudiciables

Le programme d’expérimentation a aussi montré que les attaques précoces d’oïdium étaient les plus préjudiciables. « Nous avons constaté que si à la fermeture de la grappe, l’oïdium est peu ou pas présent, en gros, s’il touche moins de 15 % de la grappe, les dégâts sont très minimes à la vendange, ajoute Vincent Jacus. Si par contre, au moment de la fermeture de la grappe, la maladie touche plus de 20 % des baies, les dégâts sont beaucoup plus nuisibles. Ce qui signifie qu’il faut viser une bonne protection de la vigne très tôt, quitte ensuite à lever le pied sur les interventions à partir de la fermeture de la grappe, si le raisin est sain ».


L’impact quantitatif de l’oïdium est directement corrélé à la précocité de l’attaque.

 

Pour en savoir plus :

Oïdium : Nuisibilité de l’oïdium de la vigne

La Lettre d’Infos Agro : Recevez chaque mois nos actualités et avis d’expert

METEO DES VIGNES
Matin
Après-midi
T°Max
T°Min
© Vitisphere 2017 - Tout droit réservé