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Par Alexandre Abellan

Logistique des vins : « les formalités rendent indispensable le recours à un prestataire de services »

Logistique des vins : « les formalités rendent indispensable le recours à un prestataire de services »

« On nous dit que l'activité des grands crus de Bordeaux ralentit, mais on doit être décalés par rapport au marché : les achats continuent, on enregistre de très nombreuses entrées » se réjouit Mélusine Ampe, la directrice générale de l'entrepôt de stockage Bordeaux City Bond (BCB), qui, malgré sa clientèle à 70 % asiatique, ne voit pas de repli de son activité. « Effectivement on voit peu de millésimes en cours (les 2011 commencent à rentrer), mais il y a surtout une nouvelle activité de vieux millésimes (que l'on ne voyait plus, ceux des années 1990), de vins d'autres régions françaises (et de l'étranger) et d'autres contenants (magnum, double magnum...). » Et elle constate également un développement de la clientèle anglaise, est-européenne et sud-américaine (80 % des comptes se trouvent à l'international). Ces dernières années la logistique des vins et spiritueux ne s'est pas adaptée qu'à la mondialisation des marchés du vin. Comme nous le confiait récemment Paul Tesson (responsable logistique de Dartess), « le métier se professionnalise, pour suivre la demande de nos clients ». Analyse confirmée par Mélusine Ampe, qui ne voit pas BCB comme un simple entrepôt de stockage, mais une solution pour « se décharger de toutes les démarches douanières, les vignerons et négociants n'ont pas à être des spécialistes de la logistique. Toutes les formalités administratives rendent indispensables le recours à un prestataire de services. Sinon, il faut une personne dédiée à la logistique pour gérer le comptabilité matière. »

Avec son permis de stocker (« le nom est Bond, Bordeaux City Bond... »), délivré et contrôlé par les Douanes, cet entrepôt est focalisé sur le haut de gamme. Sa prestation de base étant de 200 euros/mois (incluant emplacement, mouvements et stockage, mais pas l'assurance, obligatoire), c'est la niche des grands crus qui est clairement visée (70 % des caisses stockées sont des châteaux bordelais, mais on trouve aussi dans les allées des maisons de Champagne, Bourgogne, vallée du Rhône, Languedoc-Roussillon, ainsi que de Californie, Italie, Espagne...). Se définissant comme une « banque sur-mesure des vins » ou des « orfèvres du stockage , BCB a été fondé en 2009 (sous le nom commercial d'Entrepôt Vins Export), étant alors le premier entrepôt stockant des produits de la vigne en suspension de droits et taxes de manière illimitée dans le temps. Désormais l'entreprise se divise en trois unités pour autant de régimes fiscaux distincts : l'entrepôt RFSE (en suspension de droits et taxes pour l'export de vins en provenance de l'Europe), l'entrepôt douanier (en suspension de droits et taxes pour l'importation des vins de pays tiers) et l'entrepôt national (en suspension de droits acquittés). Ce dernier dispositif est tout juste ouvert depuis un mois, et devrait représenter 40 à 50 000 caisses à terme. « Ce qui ne nous place pas en grosse concurrence avec autres entrepôts (il y aurait 8 autres sociétés d'entrepôts sur Bordeaux : Dartess, Valade, Schenker...), c'est une offre de service complémentaire qui était demandée par nos clients » précise Mélusine Ampe.

Il y a un an, BCB a emménagé dans entrepôt de 3 600 m² de béton armé à Blanquefort, pour devenir autonome et avoir outil sur mesure (la température est dirigée par climatiseurs à 16°C, la hauteur sous plafond est de 11 mètres...). Ce dépôt accueille actuellement 72 000 caisses (sur une capacité de 150 000), pour une valeur assurée de 100 millions d'euros. En 2013, l'entrepôt a réalisé un chiffre d'affaires de 750 000 euros (+15 % par rapport à 2012). Sa clientèle se compose de 100 comptes, pour 1 000 clients gérés en sous-comptes, allant des professionnels (châteaux, négociants, distributeurs, importateurs...) aux particuliers (hors Union Européenne). « Toute personne capable d'investir dans le vin (nous travaillons pour des fonds de pension) » précise la directrice générale, qui ajoute « qu'il n'y a pas que de la spéculation, ces flacons ne sont pas fait pour être regardés mais pour être bus ». 51 % du capital de BCB est détenu par la Chambre du Commerce et de l'Industrie de Bordeaux.

 

 

[Photo : Entrepôts de BCB ; CCI]

 
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