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- Viticulture
Par Muriel BOTTATI

Les technologies de l'information et de la communication donnent un nouvel élan à la viticulture de précision

Les technologies de l

Ce 25 avril avait lieu le séminaire sur la viticulture de précision organisé par AgroTIC Services dont la mission principale est la formation d’ingénieurs avec une double compétence en agronomie et dans les TIC appliquées à l’agriculture comme le précisait Léo Pichon, responsable d’AgroTIC Services en ouverture de cette journée. Plus de 200 participants ont pu parfaire leur connaissance sur la viticulture de précision qui est d’autant plus d’actualité de nos jours avec les préoccupations autour du changement climatique comme l’indiquait Isabelle Touzard, directrice générale adjointe de Montpellier SupAgro.

Bruno Tisseyre, enseignant à Montpellier SupAgro a rappelé le principe de la viticulture de précision et dressé un état des lieux. Le développement des TIC, les échanges de données ainsi que la géolocalisation sont autant de facteurs qui ont favorisé la recherche (exemple parmi les premiers développements : capteur sur une machine à vendanger Pellenc pour établir une carte de rendement des parcelles) et permit le développement de systèmes de cartographie et d’estimation de la vigueur de la vigne. L’idée principale étant d’adapter les techniques culturales à partir des données collectées en fonction de l’objectif que l’exploitation se sera fixée au départ qui est généralement la qualité de la récolte.

Selon lui, la viticulture de précision repose sur un cycle de 4 étapes successives :

- L’observation avec l’acquisition de l’information

- La caractérisation de l’information pour définir la préconisation

- La préconisation en lien avec les contraintes de cultures

- L’application

Le cycle recommence ensuite après chaque application, chaque étape sera à nouveau analysée pour affiner les résultats. Au cœur de ce système se trouve le géo-référencement.

 

La viticulture de précision permet des applications telles que l’amélioration de la qualité, une meilleure gestion de l’équilibre entre le rendement et la vigueur, de mieux gérer l’utilisation des phytosanitaires. C’est également un outil d’aide à la décision qui permet de mettre en place des actions avec un suivi et des résultats précis. Les intervenants ont également parlé de la masse d’information que peuvent fournir les capteurs et de la nécessité de les coupler avec des données terrain, des prélèvements et des analyses en laboratoire. Les intervenants ont souligné l’importance de la gestion des données avec notamment une base de données internationale sur la variabilité de rendement.

La viticulture de précision est également utilisée pour la mesure du bois de taille qui permet de mieux maîtriser l’équilibre physiologique comme l’indiquait Sébastien Debuisson du CIVC qui dans le cadre d’une mission technique en champagne a pu expérimenter le système Physiocap de Force A au domaine Montebello.

 

James Taylor, de l’Autralian Center for Precision Agriculture de l’université de Sydney, s’est exprimé sur les principes de mesure de l'indice de végétation par différence normalisé, appelé aussi NDVI et les capteurs disponibles pour l’estimer. Parmi les systèmes de mesures, on trouve le spectre électromagnétique qui utilise l’onde visible et le proche infrarouge, la télé-détection optique (basé sur la photosynthèse des feuilles), les capteurs optiques passifs pour la télédétection ou encore les capteurs actifs, mix entre énergie électromagnétique et mesure de la réflectance. On distingue plusieurs systèmes pour l’acquisition de données :

  • Proxidétection préconisé pour les vignobles étroits (piétons, tracteurs…) avec des capteurs tel que le Multiplexe de Force A, Spectron de Pellenc ou encore le GreenSeeker de Trimble dont Jean-Noël Paoli d’AgroSup Dijon a présenté les résultats de tests menés en Champagne et en Bourgogne sur la proxidétection appliquée aux maladies de la vigne.
  • Télédétection (drône, avion, satellite…) avec des systèmes de cartographie comme Oenoview du Groupe ICV, l’Avion Jaune, SpecTerra

 

Quand on pose la question à James Taylor de savoir quel est le meilleur système, il répond que cela dépend de l’objectif que s’est fixé le domaine en mettant en place un dispositif de cartographie et bien entendu des moyens disponibles.

 

Lors de la journée différents fournisseurs spécialisés dans la viticulture de précision ont présenté leur solution (voir la liste des exposants en cliquant-ici) à l’image de sociétés comme L’avion Jaune (fournisseurs d’images aériennes) et Fruition Sciences (interface en ligne de gestion des données) qui ont associé leur compétences pour proposer une solution de gestion de parcelles. Ce partenariat leur permet de proposer une solution complète à 10€/ha pour une carte NDVI.

 
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