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- Développement durable
Par Alexandre Abellan

Collecte des déchets phyto et oeno : l'exemple du vignoble girondin

Collecte des déchets phyto et oeno : l

Depuis 2002, la collecte des Produits Phytopharmaceutiques Non Utilisables (PPNU) est prise en charge par la structure nationale Adivalor (Agriculteurs, Distributeurs, Industriels pour la Valorisation des Déchets Agricoles). Qu'ils soient périmés, interdits ou devenus inutiles suite à une réorientation de la production, ces produits phytosanitaires sont tous récoltés grâce à la cotisation en amont des fournisseurs*. Pour les produits œnologiques, "il manque toujours une filière nationale" constate Yann Montmartin, responsable des problématiques phytosanitaires à la Chambre d'Agriculture de Gironde. Avec le soutien du Conseil Interprofessionnel des Vins de Bordeaux, une collecte gratuite des Emballages Vides des Produits Œnologiques et d'Hygiène (EVPOH) a été mise en place depuis 2010. En 2008 le Conseil Interprofessionnel des Vins de Champagne soutenait une démarche similaire.

L'objectif de ces initiatives locales est clairement de démontrer que ce modèle fonctionne, pour relancer à terme une réflexion à l'échelle nationale. "Après trois ans, la collecte des EVPOH est encore en phase de lancement" estime Yann Montmartin. En 2012, les collectes des EVPOH se sont élevées à 18 tonnes, contre 160 tonnes d'Emballages Vides des Produits Phytosanitaires (respectivement 20 et 80 % des gisements annuels de déchet). "Contrairement aux produits phytosanitaires, les produits œnologiques ne sont pas considérés comme dangereux pour la santé et l'environnement. Jusque là on ne souciait donc pas des bidons de sulfites et de soude, mais les démarches de respect de l'environnement se développent et certaines déchetteries commencent à les refuser (ce sont des déchets professionnels)" explique Yann Montmartin. La démarche de traçabilité des intrants joue également dans ce développement, grâce l'attestation de dépôt remise lors de la réception de ces déchets.

En Gironde, la collecte des PPNU et EVPP est centralisée sur 17 sites participants ces 13 et 14 novembre. Du 18 au 24 novembre, 21 sites récolteront les EVPOH (pour en savoir plus, cliquer ici). Pour traiter les PPNU en toute sécurité, il est conseillé de bien les suremballer avec un sac transparent si le bidon est en mauvais état, d'effectuer les manipulations avec les protections nécessaires (gants, masque, combinaison...) et de les transporter dans un véhicule aéré. Il est à noter qu'un PPNU peut être refusé s'il n'a pas d'étiquette (ou qu'elle n'est pas lisible), ou s'il n'est pas dans son emballage d'origine.

 

* : dans le cas girondin, un droit d'entrée de 15 euros est demandé quel que soit l'apport. Les 100 premiers kilos de phyto ayant le pictogramme Adivalor sont gratuits, le tarif étant de 2 € HT/kg au-delà. Pour les PPNU n'ayant pas ce pictogramme, le tarif esr de 2 € HT/kg dès le premier kilo.

 

Retrouvez les consultants de la Chambre d'Agriculture de la Gironde sur la Sphère Conseil de Vitisphere

 

[Photo : CA33]

 
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