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Par Alexandre Abellan

Québec : mettant fin à la ''prohibition'', l'importateur de vins Julia Wine en compétition avec la SAQ

Québec : mettant fin à la

« Victoire contre la dictature, qui nous empêchait d'acheter des vins dignes de ce nom en toute liberté ! » clame non sans humour le sommelier Patrick St-Vincent. Porte-parole de l'importateur canadien Julia Wine, le sommelier maîtrise parfaitement les outils de communication. C'est en libérant les vins de chaînes qu'il annonce la fin de la « prohibition », représentée sans nul doute par le monopole commercial de la Société des Alcools du Québec. Sous l'étiquette Julia Cellier, l'importateur va distribuer des vins moyen et haut de gamme via 180 commerces de proximité (ou dépanneurs au Québec) de la chaîne Couche-Tard. Vendues de 13.99 à 70$ TTC, ces bouteilles doivent « casser le mythe entourant les vins actuellement disponibles à l’extérieur du réseau conventionnel » tout en « offrant des horaires plus flexibles et des points de vente plus nombreux ».

Julia Wines est loin de mettre à mal la position incontournable de la SAQ. Il s'agit plutôt de compléter la gamme disponible « à l’extérieur des murs de la SAQ ». Dans cette province, les épiceries sont autorisées à distribuer des vins depuis 1978 (tant qu'ils sont embouteillés au Québec par la SAQ ou des détenteurs de permis). Si l'on est loin de la révolution annoncée, il n'en reste pas moins une audacieuse effronterie vis-à-vis de la SAQ. Pour être vendus en épicerie, les vins Julia Cellier doivent en effet avoir des étiquettes réduites au strict minimum (ni appellation, ni cépage). Pour contourner cette obligation, l'importateur publie ces informations sur internet, accessible en magasin par smartphone et tablettes. Ceci afin d'être à égalité dans la compétition avec « le plus gros détaillant de vin au Québec ».

 

 

[Illustration : capture d'écran d'une vidéo de Julia Wine, visible en cliquant ici]

 
[ LES COMMENTAIRES (1) ]
S. Hébert - Le 18 septembre 2013 à 15:19:16
«... l'importateur de vins Julia Wine en compétition avec la SAQ... ». Compétition ? Mais pas dutout. Cette fin de la « prohibition » annoncée par Julia Wine n'est que marketing, d'ailleurs quelque peu trompeur pour le consommateur moyen qui ignore le fonctionnement de notre monopole d'état québécois. Extrait d'un billet du blogueur vin québécois David Pelletier à ce sujet : « Or, son produit, si la SAQ ne voulait pas le voir sur les tablettes, dites-vous bien qu’il n’y serait pas, car tout ce qui se vend en termes d’alcool dans la province passe par elle. Tout le monde paie des redevances à la SAQ. Julia Wine se présente comme un concurrent féroce de la SAQ, mais Julia Wine est là parce que la SAQ y consent ». La suite ici : http://lesommelierfou.com/2013/09/14/le-cote-obscur-de-la-force-the-dark-side-of-the-force/
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