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- Viticulture
Par Alexandre Abellan

Changement climatique : le coupable idéal des orages de grêle ravageant le vignoble français

Changement climatique : le coupable idéal des orages de grêle ravageant le vignoble français

« Les événements climatiques extrêmes, comme les vagues de chaleur bloquant l'activité photosynthétique et les orages de grêle ruinant la récolte annuelle d'un château en quelques minutes, vont devenir de plus en plus communs » prédit le professeur Antonio Busalacchi (Université de Maryland) au terme de ses études sur les effets du changement climatique sur le vignoble mondial. On serait d'autant plus prêté à croire cette Cassandre que de nouveaux orages viennent de toucher le vignoble alsacien. Suite à la grêle de ce 6 août, les dégâts constatés  ne sont heureusement conséquents que sur des zones très localisées selon le Conseil Interprofessionnel des Vins d'Alsace (Wintzenheim, Logelbach et Turckeim). Contrairement aux épisodes de grêle ayant ravagé des pans entiers des vignobles de Vouvray, de la Côte de Beaune, de l'Entre-deux-Mers, d'une partie de la Champagne...

Plus généralement, Antonio Busalacchi estime que « le changement climatique va faire des gagnants et des perdants dans les vignobles du monde. Nul vin ne sera épargné par des évolutions de ses teneurs en alcool, acides, sucres, tannins... » Les expressions traditionnelles d'un terroir seraient ainsi condamnées par un changement climatique inexorable. Le chercheur ajoute que seule une vision à long terme permettra de maintenir certains types de vins, en planifiant la délocalisation de leur production. Pour illustrer son propos, il annonce que plusieurs maisons de Champagne cherchent des terrains dans les campagnes du Sussex et du Kent pour y installer leurs futurs vignobles.

Cette idée d'investissements Champenois dans le sud de l'Angleterre « est un véritable mythe » pour Jean-Marie Barillère, qui est cependant « certain que l'on vit actuellement un changement climatique, qui ne change pour l'instant pas grand chose », mais « demandera demain aux vignerons d'adapter leurs pratiques » (cliquer ici pour lire l'intégralité de l'interview du président de l'Union des Maisons de Champagne). Ce bouleversement des pratiques pourrait passer par de nouveaux cépages, de nouvelles conduites du vignoble... Au sein des AOC françaises, la réflexion sur la flexibilisation de l'irrigation semble désormais ouverte (pour en savoir plus, cliquer ici).

 

 

[Photo d'Antonio Busalacchi : American Association for the Advancement of Science]

 
[ LES COMMENTAIRES (3) ]
craoux - Le 14 août 2013 à 09:14:30
La piste d'une délocalisation de certaines productions pour diversifier l'appro - explicitement évoquée ici > maisons de Champagne - n'a pas de sens eu égard aux règles de production conférant une AOP ou une IGP viticoles ... S'agissant de la production "tout venant" VSIG, la Rgt UE vitivinicole n'ouvre - actuellement - pas de possibilité intéressante pour répondre aux attentes du négoce (à vérifier > conditions de valorisation de la mention du nom du cépage si il y a assemblage entre vins de Pays Tiers et vins de provenance UE ..). Personnellement, je trouve la réaction du représentant de l'Union des Maisons de Champagne non appropriée et vraiment ambiguë car si il faut "réfléchir" par ex à de nouveaux cépages, cela signifie qu'on remet en cause fondamentalement les CDC actuels des IG viticoles .. ce qui relèverait alors d'un autre débat > quel sens y a-t-il à mettre en place des IG viticoles si il y a une telle variabilité des critères agro-climato-pédologique reconnue à l'échelle du temps humain ?). Sauf à vouloir consolider ou maintenir coûte que coûte la rente de valorisation du foncier ainsi acquise via le système des IG !
jipebe29 - Le 13 août 2013 à 09:09:40
La grêle se forme quand de l'air chaud rencontre de l'air froid. Ce phénomène est bien connu, et point n'est besoin d'évoquer le grand méchant réchauffement climatique anthropique pour l'expliquer. Mais, n'est-ce pas, il faut bien défendre le dogme du RCA, surtout en sachant qu'il n'y a plus de RC depuis 17 ans. Voir les courbes sur : http://dropcanvas.com/#wJc9FpE34332em
jipebe29 - Le 13 août 2013 à 09:04:30
Encore des prévisions cataclysmiques qui s'appuient sur du vent, et qui utilisent des phénomènes météorologiques pour faire croire qu'ils ont pour cause le RCA... Or il n'y a plus de RC depuis 1997, donc rien ne peut lui être imputé puisqu'il n'existe plus...En outre, les projections des modèles numériques divergeant de plus en plus des observations, leur crédibilité est nulle.
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