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Par Alexandre Abellan

Bernard Magrez : « pour fixer le prix des vins, notre roi c'est le client, pas le voisin ! »

Bernard Magrez : « pour fixer le prix des vins, notre roi c

Présent dès potron-minet sur son stand Vinexpo, Bernard Magrez répond invariablement à tout visiteur s'enquérant de son humeur, : « formidable ! » On peut gager que la bonne campagne des primeurs 2012 de ses quatre grands crus classés (Châteaux Pape Clément, La Tour Carnet, Fombrauge et Clos Haut-Peyraguey) n'est pas étrangère à cette ardeur. « Nous nous sommes mis au vrai prix, c'est à dire à celui du 2008 » précise-t-il. « Dans la vie il ne suffit pas de produire, il faut vendre. Et les acheteurs veulent le prix qui leur corresponde, pas celui du propriétaire. Le roi ce n'est pas le voisin, c'est l'amateur de vins dans le monde, et en France ! »

La devise de l'homme aux quarante châteaux est que le terroir fait le vin. Pour lui l'achat d'un domaine est  « question d'opportunité, dans le cadre de notre stratégie. Sous la signature Bernard Magrez, nous proposons 40 vignobles, c'est à dire 40 terroirs différents. Les consommateurs veulent plus que jamais comprendre le vin et souhaitent en découvrir de nouveaux pour y parvenir.  » Il ajoute qu'à Bordeaux « le marché du foncier est divisé en deux marchés. D'abord les grands crus et assimilés, le prix de l'hectare croît immanquablement. Pour le reste des appellations traditionnelles, les cours n'évoluent pas depuis 6-7 ans. Malgré les achats chinois, les prix n'augmentent pas, ce qui montre qu'il y a toujours de nombreux vendeurs. »

 

 

[Photo : Alexandre Abellan]

 
[ LES COMMENTAIRES (2) ]
LeGuideC - Le 19 juin 2013 à 18:09:31
On peut tout a fait ne pas encourager les multi-propriétaires, dont fait partie l'infatigable et insatiable M. MAGREZ, et donner sa préférence au "petit" qui a bien plus de mal a équilibrer son bilan annuel, position qui est la mienne (j'entend vis a vis du petit). Néanmoins, force est de reconnaître que bien trop rares sont les "nantis" aquitains, ou supposes tels, qui ont eu le courage ou du moins la clairvoyance de moduler leurs tarifs de sortie des 2012 avec le peu de raison qui survit en terre bordelaise. Il est vrai qu'avec les coup de lattes appliques depuis le "fantasmagorique" millésime 2000, la marge est restée confortable, rien qu'en procédant aux ajustements liés aux variations "normales" !!
craoux - Le 18 juin 2013 à 18:46:18
J'ai du respect pour Monsieur Magrez, mais la "marque Magrez" - sa signature - reste pour moi ambiguë. Il prétend proposer 40 terroirs, certes, mais il met tellement en avant sur ses étiquettes qu'il vinifie notamment Pape Clément qu'on peut le soupçonner de faire le wine-maker à la façon d'un certain Michel Rolland ... Moi, ça me déplait cette normalisation inavouée ...
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