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Par Alexandre Abellan

Les vins bio en Chine : la reconnaissance de la certification européenne à construire

Les vins bio en Chine : la reconnaissance de la certification européenne à construire

Faisant écho au thème des vins de Millesime Bio, Hélène Hovasse (directrice pôle agroalimentaire d'UbiFrance de Shangaï) notait lors d'une conférence du salon montpelliérain « que cela fait une vingtaine d'années que le gouvernement chinois encourage la consommation de vins, au détriment des alcools blancs de riz ». Jeune, le marché chinois des vins est logiquement loin d'être mûr, comme le montre sa faible diversité (essentiellement des vins rouges, principalement des Bordeaux). Ce marché évolue cependant rapidement, ce qui pourrait ouvrir une fenêtre aux vins bio. Hélène Hovasse rappelle que l'année 2011 marquait une virage de la demande chinoise avec, « pour la première fois, des importations chinoises dépassant celles japonaises de vins et spiritueux français. Pour la première fois, les importations chinoises de vins français dépassaint celles de spiritueux ».

Mais actuellement, la Chine ne reconnaît pas du tout la réglementation européenne des vins bio. L'autorité chinoise des quarantaines (l'AQSIQ) refuse tous vins dont l'étiquette (ou la contre-étiquette) présente des logos bio ou mentionne une viti-viniculture biologique. Le gouvernement chinois possède son propre cahier des charges de vinifications biologiques. En 1999, le château Bolongbao était le premier domaine chinois à s'inscrire dans cette démarche. Aujourd'hui une vingtaine de sociétés chinoises produisent des vins bio, ce développement récent étant marqué par l'intérêt d'acteurs nationaux majeurs comme COFCO (Great Wall) et Changyu. Pour bénéficier de la dénomination chinoise « vin bio », un domaine européen peut suivre une démarche de certification. Coûteuse, cette démarche est gérée par l'AQSIQ et se base essentiellement sur une inspection annuelle. Importatrice de vins en Chine, Alle Pang (Sinowines) jugeait de toute façon « marginale le poids du bio dans la consommation chinoise de vins ».

Chargée de mission Agriculture Biologique au ministère de l'Agriculturen Isabelle Mellier rapporte que depuis la visite de Dacian Cioloş (commissaire européen à l'Agriculture) en Chine l'été dernier, une possible équivalence entre les certifications européennes et chinoises était évoquée. Si ces négociations n'ont apparemment pas débutées, il aura fallu 10 ans pour obtenir l'équivalence (partielle) des certifications européennes et américaines (National Organic Program). En attendant un hypothétique accord, Hélène Hovasse (photo) conseille aux vignerons bio souhaitant s'implanter sur le marché chinois d'axer leur communication sur l'aspect vin et santé (French paradox), tout en tirant parti de la demande de sécurité de ces consommateurs (des scandales sanitaires à répétition dans l'alimentaire ayant ébranlé la confiance des consommateurs Chinois).

 
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