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- Conjoncture
Par Alexandre Abellan

A 22 800 €, le revenu annuel des vignerons diminuerait de moitié en 2012

A 22 800 €, le revenu annuel des vignerons diminuerait de moitié en 2012

D'après les dernières estimations du Service de la Statistique et de la Prospective du Ministère de l'Agriculture, le Résultat Courant Avant Impôts par actif non salarié en viticulture serait de 22 800 euros en 2012. Le revenu des viticulteurs diminuerait ainsi de 51 % par rapport au revenu de 2011 (46 500 €). Ce net recul est lié à la chute historique de la production française de vin. Au contraire, l'excellente récolte de 2011 avait conduit à une hause de 20,4 % des revenus (d'après le SSP, cliquer ici pour accéder aux chiffres de la Commission des Comptes de l’Agriculture de la Nation).

Si les charges progressent peu et que les exportations se tiennent bien en 2012, le revenu des exploitations viticoles est à la baisse, passant en dessous du revenu agricole moyen français (36 500 € annuel). Cette moyenne nationale est d'ailleurs en hausse (+5,5 %), les chiffres étant dopés par les bons revenus des céréaliers (dépassant le pic de 2007 avec 72 100 € annuel, +48,7 % par rapport à 2011).

 

 

[Illustration : Agreste, SSP, RICA]

 
[ LES COMMENTAIRES (2) ]
Eric Riesling - Le 05 janvier 2013 à 19:03:56
Oui, et ces chiffres sont ceux d'une viticulture qui vit au rythme de l'évolution du prix du litre concédé par le négoce, il concerne ceux qui font du vin comme on fait du maïs (ça n'est pas une insulte svp), tandis que d'autres pratiquent une autre viticulture (ça commence à la vigne, ça finit par le choix du bouchage) qui est bien moins dépendante du prix au lite du vin en vrac, puisqu'il s'agit du vin de niche qui se porte plutôt bien. Mais les philosophies et la qualité du travail à fournir ne sont pas du tout les mêmes...
Hervé Lalau - Le 28 décembre 2012 à 14:41:55
Ce sont des moyennes. Il y a là dedans des gens qui gagnent bien leur vie en vendant des vins pour lesquels il y a une demande - et même, parfois, qui n'arrivent pas à fournir; et d'autres qui continuent à produire sans débouchés. A mesure que la consommation française diminuera (ce qui n'est pas un mal, car on sort enfin du vin boisson pour aller vers le vin plaisir), le nombre de viticulteurs baissera sans doute encore. On peut compatir, bien sûr. Subventionner, aussi, pendant un certain temps. Mais la seule vraie piste, à terme, c'est d'opter pour une viticulture de qualité, vendant moins mais à meilleur prix. C'est ce que la France fait le mieux. Car pour la viticulture de masse, ses coûts sont trop élevés.
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