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Le vignoble gersois n’a pas été épargné par le gel printanier survenu dans la nuit du 6 au 7 avril dernier. L’ensemble de la zone Armagnac a été concerné, mais de façon hétérogène, par la chute des températures. On a enregistré entre –1°C et – 4°C selon les secteurs.
Les secteurs les plus fortement touchés sont notamment ceux de Cazaubon, Mauléon, Castex,
Maupas, Castelnau d’Auzan, avec de nombreuses parcelles gelées à 100 %.
A l’inverse, les secteurs les moins touchés sont ceux de Saint-Mont, Riscle, Plaisance, et à l’est du département, ceux vers Montestruc, Mas d’Auvignon…, ce qui n’empêche pas localement d’avoir aussi des dégâts. Le Madiranais quant à lui a été épargné.
Quant aux autres secteurs du vignoble gersois, ils sont tous concernés par le gel, mais dans des proportions très variables, aussi bien à l’intérieur d’une même commune, qu’au sein d’une même exploitation, selon la topographie des parcelles, l’encépagement, la présence ou non de bois, etc. Des bas-fonds aussi bien que des hauts de parcelles peuvent être atteints.
Les dégâts sont évidemment importants pour les cépages les plus précoces, dont la végétation était déjà bien avancée à cette date. Mais, même certaines parcelles de cépages plus tardifs qui étaient encore au stade « bourgeon dans le coton » affichent des dégâts très significatifs.
Il est difficile d’estimer encore à ce jour l’ampleur globale des dégâts, tant que les vignes touchées n’ont pas repris leur croissance végétative et tant que les parcelles les plus tardives n’ont pas encore atteint le stade « sortie des feuilles ».
L’impact réel de cet épisode gélif ne pourra finalement s’évaluer qu’à la récolte. Mais, les bourgeons brûlés et les jeunes feuilles brunies ne laissent que peu de doutes sur la suite des évènements. Et on s’attend déjà à des pertes de récoltes significatives de récolte sur le vignoble gersois.
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