Entre-deux-Mers

Bruno Baylet, nouveau président du syndicat viticole

Mardi 08 août 2017 par Alexandre Abellan

Bruno Baylet, nouveau président du syndicat viticole - crédit photo : DR
L’appellation bordelaise s’est engagée dans la démarche de certifications agroenvironnementales pour tous ces opérateurs, et doit désormais concrétiser cet engagement.

Le syndicat Viticole de l’appellation Entre-deux-Mers vient de se doter d’un nouveau président : Bruno Baylet, propriétaire du château Landereau. Jusqu’à présent secrétaire général de l’Organisme de Défense et de Gestion, il succède à Stéphane Dupuch, qui n’a pas souhaité se représenter pour un cinquième mandat. Cette élection marque une période de renouvellement pour le syndicat viticole, alors que la nouvelle directrice, Alice Lemoine, a tout juste pris ses fonctions (succédant à Carole Perrier).

"Il y a un train à prendre aujourd’hui. Plus on le prend tôt, mieux c’est"

Réfléchissant depuis trois mois sur les mesures agroenvironnementales tout juste intégrées au cahier des charges de l’appellation, Bruno Baylet doit désormais piloter leur bonne mise en place. « Le but est d’amener l’ensemble des vignerons vers le niveau deux d’une démarche environnementale de leur choix » explique-t-il, misant sur l’accompagnement « pour qu’il n’y ait pas de viticulteurs lâchés, mais l’inscription de tous dans la démarche. Il faut être en phase avec les enjeux environnementaux, sociétaux et commerciaux. »

Concernant la promotion des vins de l’Entre-deux-Mers, Bruno Baylet place son mandat dans la continuité de ses prédécesseurs, avec le développement des opérations existantes (notamment Cabanes en Fête, dont la huitième édition en décembre 2016 a réuni 35 000 personnes à Andernos-Les-Bains). Tout l’enjeu pour l’ODG sera de négocier la petite récolte 2017, et la baisse de cotisations liée. S’il n’y a pas encore d’estimations précises des pertes de récolte, l’impact sera important, entre 40 et 60 % de pertes*. À noter qu’une cotisation supplémentaire de solidarité a été validée par le conseil d’administration du syndicat, avec 10 euros par hectolitre de Dépassement du Plafond Limite de Classement (DPLC) réintégré au rendement 2016.

 

* : Une année normale, les 1 500 hectares revendiquant l’appellation produisent 92 000 hectolitres de vin.

Tags : Bordeaux AOP

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