Archéologie en Géorgie

Retour vers la viticulture originelle à la Cité du Vin

Dimanche 30 juillet 2017 par Alexandre Abellan

 Proposant de remonter à l’aube de la civilisation vinicole, l’exposition met en scène des récipient en terre cuite pour le moût (deuxième et premier siècles avant Jésus-Christ, une statuette en bronze d’un Tamada, ou maître de cérémonie (septième-sixième siècle av. JC), ainsi que des fragments de vaisselle en argile comportant des traces d’acide tartrique (sixième millénaire av. JC). Proposant de remonter à l’aube de la civilisation vinicole, l’exposition met en scène des récipient en terre cuite pour le moût (deuxième et premier siècles avant Jésus-Christ, une statuette en bronze d’un Tamada, ou maître de cérémonie (septième-sixième siècle av. JC), ainsi que des fragments de vaisselle en argile comportant des traces d’acide tartrique (sixième millénaire av. JC). - crédit photo : Musée National de Géorgie
Invité d’honneur, le « plus vieux vignoble au monde » montre aux visiteurs bordelais les traces des premières vinifications connues, datant d’il y a 8 000 ans.

Ce 31 juillet, la Cité du Vin ouvre sa première exposition temporaire dédiée à un vignoble. Après s’être penché sur sa propre construction (avec une carte blanche à Isabelle Rozenbaum) et la construction sociale des cafés avec « Bistrot ! De Baudelaire à Picasso », le pôle œnotouristique bordelais expose la « Géorgie, berceau de la viticulture » jusqu’au 4 novembre prochain.
« Sous un angle culturel et civilisationnel », le parcours propose une découverte des premiers objets liés à la culture de la vigne et à la fabrication du vin. Certains datant du sixième millénaire avant notre ère.

Cette exposition thématique traite donc des « racines de la viticulture géorgienne », mais également des liens du vin géorgien avec les royaumes qui se sont succédé (notamment de Colchide et d’Ibérie), ainsi que la place du vin dans les croyances religieuses (sans se limiter à l’ère chrétienne) et dans la vie quotidienne (notamment le marani, ou cave d’une maison, qui renferme des qvevris, ou cuves enterrées en terre cuite).

Pays hôte

En tant que pays invité honneur, la Géorgie finance à 100 % l’exposition qui lui est dédiée (par son ministère de l’Agriculture). Et lorsqu’un visiteur achète un billet pour le parcours permanent, il aura en prime un accès gratuit au dispositif temporaire. Cette exposition sera d’ailleurs accompagnée de conférences, dégustations, spectacles… La république caucasienne souhaitant se repositionner comme une nation viticole, après que sa réputation ait été malmenée par la production intensive du régime soviétique, et récent le boycott russe.

La Fondation pour la Culture et les Civilisations du Vin a actuellement tissé 47 partenariats avec des régions viticoles dans le monde. Quatre niveaux sont proposés : fournisseur de vins pour des animations de dégustation et le bar à vins du Belvédère, participation aux conférences « jeudi du vin », organisation de week-ends dédiés à leur terroir, et au sommet le statut de pays invité (avec une exposition culturelle pendant trois mois).

L’exposition se penche également sur la place sociale du vin en Géorgie dans les périodes plus récentes. Comme cette photo de qvevri prise par Dimitri Ermakov (XIX-XXe siècle). Crédit : Musée National de Géorgie

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