Virage œnotouristique de Sauternes

Premier hôtel-restaurant grand luxe en premier grand cru classé

Lundi 19 juin 2017 par Alexandre Abellan

éclinant le dessin « femme et raisin » de René Lalique sur ses bouteilles de 37,5 et 75 centilitres, le château Lafaurie-Peyraguey l’arborera dès l’an prochain sur un magnum annonce David Bolzan.éclinant le dessin « femme et raisin » de René Lalique sur ses bouteilles de 37,5 et 75 centilitres, le château Lafaurie-Peyraguey l’arborera dès l’an prochain sur un magnum annonce David Bolzan. - crédit photo : Alexandre Abellan (Vitisphere)
Devant ouvrir en mars 2018, il s’agira du premier hôtel se trouvant au sein d’un premier cru classé en 1855. Un nouveau signe de la stratégie de rebond œnotouristique se déployant dans le vignoble liquoreux.

Propriétaire de la cristallerie Lalique depuis 2008 et du château Lafaurie-Peyraguey depuis 2014 (en partenariat avec le défunt professeur Denis Dubourdieu), le suisse Silvio Denz va coupler ces deux univers en un hôtel-restaurant de luxe. Se calquant sur le modèle de la Villa René Lalique (Wingen-sur-Moder, Alsace), l’établissement se nichera au cœur du château Lafaurie-Peyraguey. Visant le standing d’un relais et château étoilé, l’hôtel accueillera également des pièces uniques de Lalique.

« Je vous l’assure, il y a de grands changements à venir en Sauternes ! Il est temps de promouvoir le vignoble, et d’avoir de l’ambition » souligne David Bolzan, le directeur général des vignobles Silvio Denz, ce 19 juin sur le salon Vinexpo. S’inscrivant dans la lignée du virage œnotouristique progressivement pris par Sauternes, l’ouverture de cet établissement témoigne de l’ambition de leadership du château Lafaurie-Peyraguey. La propriété a ainsi pris l’initiative d’envoyer à l’UNESCO une demande d’information sur les pièces à fournir pour un classement au patrimoine mondial (comme l’est déjà le vignoble de Saint-Émilion). Afin de lancer le débat sur le bassin viticole.

Soutien promotionnel

Désormais à la tête d’un groupe viticole de 150 hectares en rives droite et gauche, David Bolzan n’oublie pas sa précédente arrière à la direction du négoce Cordier Mestrézat. « Maintenant que je suis de l’autre côté, j’applique ce que je réclamais : le devoir de promotion de la marque des propriétés » résume-t-il, ajoutant que « la place de Bordeaux a des rôles commerciaux et logistiques, c’est à nous d’arriver en soutien avec des outils, notamment réceptifs ».

« Nous avons un terroir, il faut passer à un territoire de marque »

« Logiquement, on ne devrait pas parler de qualité, c’est la base d’un produit haut-de-gamme » souligne David Bolzan, qui prône une rénovation de la communication des grands crus classés. Afin de se rapprocher des consommateurs et se différencier d’une concurrence mondiale de plus en plus forte sur les vins premiums. Misant sur le patrimoine historique de Sauternes, le château Lafaurie-Peyraguey mobilise aussi l’héritage de Lalique en habillant désormais toutes ses cuvées d’un écrin en verre siglé par une création Lalique (soit les châteaux Péby-Faugères, Faugères et Lafaurie-Peyraguey). Toute cette construction « n’est pas forcée, elle est cohérente et marque notre territoire » conclut David Bolzan.

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