Thomas Giubbi

« Vignobles et Compagnie sort de l’ombre »

Lundi 19 juin 2017 par Marion Sepeau Ivaldi

Thomas Giubbi, directeur général de Vignobles et Compagnie : 'Notre objectif est d’atteindre 30 millions d’euros de chiffre d’affaires dans 5 ans.'Thomas Giubbi, directeur général de Vignobles et Compagnie : 'Notre objectif est d’atteindre 30 millions d’euros de chiffre d’affaires dans 5 ans.' - crédit photo : Marion Sepeau Ivaldi
Rencontre sur Vinexpo avec le directeur général de l'ex-Compagnie Rhodanienne, Thomas Giubbi pour un point sur les nombreux changements opérés en 2017 par la Maison.

La Compagnie Rhodanienne vient de changer de nom…

En effet, nous prenons le nom de Vignobles et Compagnie. Cette évolution d’identité permet de mieux refléter nos valeurs. D’abord, notre engagement auprès de nos 20 domaines partenaires, soit 310 hectares. Cet attachement fait partie de l’ADN de notre maison car elle a été créée par et pour des vignerons gardois. Compagnie, qui veut à l’origine le « partage du pain », met un éclairage sur nos valeurs de partage, de transmission, mais également l’esprit entrepreneurial qui nous guide. Ces deux mots sont reliés par l’esperluette qui traduit le trait d’union entre deux mondes. À notre nom, nous associons « engagées depuis 1963 » pour suggérer notre longue histoire mais aussi notre engagement environnemental dans la logique d’une viticulture raisonnée et notre engagement dans le territoire avec notamment la labellisation de notre site « patrimoine du XXe siècle », obtenu en 2016. Nous avons aussi choisi une baseline, « Toute l’audace du Rhône », pour rappeler notre ancrage rhodanien, mais aussi le caractère innovant de notre entreprise qui, par exemple, se traduit dans les packagings telles que le Petit tracteur, Voiturette, Cochonnet….
Cette communication ambitionne de se tourner vers le grand public. Nous lançons ces jours-ci, un site internet dédié aux consommateurs. Nous serons également prochainement sur les réseaux sociaux. En un mot : Vignobles et Compagnie sort de l’ombre.


Présentez-vous des nouveautés sur le salon ?

Nous lançons une nouvelle gamme, baptisée Prestige. Elle est destinée au on-trade, qui devient un circuit de distribution au cœur de notre stratégie de développement car créateur de valeur. La gamme signature comprend trois références : un Côtes du Rhône rouge, un blanc (PVC 9 euros) et un Châteauneuf (PVC 35 euros). Elle sera distribuée en France et à l’étranger. Elle est pensée comme un étendard de nos valeurs, entre grands vins et touche d'audace. Elles portent toutes un bandeau orange, symbole du plaisir de la table au Moyen-Age et synonyme de créativité aujourd’hui.


Quels sont les autres faits marquants de 2017 ?

Nous venons d’intégrer le Château des Sources en Costières de Nîmes dans notre cercle de vignerons partenaires. Il rejoint le Domaine des Cantarelles qui est, lui, un partenaire historique. L’ensemble représente 50 hectares de vigne. Nous y réalisons presque 400 000 euros d’investissement pour moderniser l’outil de production. L’investissement est partagé avec les propriétaires du Château des Sources, la famille Espinas, qui pour sa part investit 200 000 euros. 20 hectares sont disponibles que nous avons prévu de planter au cours de la prochaine décennie. Il n’est pas exclu qu’une partie soit consacrée à la production de Vins de France avec, notamment, l’implantation de fertirrigation.


Autre chose à annoncer ?

Oui, nous venons d’investir dans une nouvelle ligne d’embouteillage de 8 000 cols par heure. Cet investissement permet une meilleure maîtrise de l’oxygène à l'embouteillage, grâce à son remplissage gravitaire.


À travers tous ces investissements tant sur le plan marketing, technique ou d'approvisionnement : quels sont vos objectifs économiques ?

Notre objectif est d’atteindre 30 millions d’euros de chiffre d’affaires dans 5 ans. En 2016, notre chiffre d’affaires est de 22 millions d’euros pour 9 millions de bouteilles vendues. Pour réaliser cette croissance, nous comptons nous positionner sur les crus de la Vallée du Rhône, conquérir le on-trade et l’export. Les expéditions hors de France représentent aujourd’hui 30 %, nous souhaitons passer à 50 %.

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