Les 4 saisons

Ce qui nous lie, les climats de Bourgogne au casting

Samedi 17 juin 2017 par Alexandre Abellan

Le film suit le retour après 10 ans d’absence de Jean (joué par Pio Marmaï) dans le domaine familial. Aux côtés de sa soeur, Juliette (Ana Girardot) et de son frère, Jérémie (François Civil), il conduit les vendanges et les vinifications après le décès de leur père (Eric Caravaca).Le film suit le retour après 10 ans d’absence de Jean (joué par Pio Marmaï) dans le domaine familial. Aux côtés de sa soeur, Juliette (Ana Girardot) et de son frère, Jérémie (François Civil), il conduit les vendanges et les vinifications après le décès de leur père (Eric Caravaca). - crédit photo : Studio Canal (Michel Baudoin)
Comédie dramatique dans un cadre de documentaire viticole, le dernier film de Cédric Klapisch donne le beau rôle au vignoble bourguignon.

Plus que les jeunes premiers, c’est bien le vignoble de Bourgogne qui est l’acteur principal du film Ce qui nous lie (sorti en salles ce 14 juin). En toile de fond, l’évolution de la vigne au fil des saisons donne le ton d’une image d’Épinal. Ne serait-ce qu’avec les images prises sur une année de deux cerisiers se faisant face, entre Meursault et Pommard. Loin d’être anecdotique, ce plan a demandé un vrai casting. Pour ne pas dire une véritable quête. Le réalisateur Cédric Klapisch confie dans le dossier de presse du film qu’il souhaitait trouver « l’arbre idéal pour pouvoir raconter le passage du temps et le cycle des saisons ». Ayant missionné le photographe Michel Baudoin, il a eu un coup de cœur pour ces deux cerisiers trônant au milieu des vignes. Photographiés et filmés chaque semaine pendant une année, ils illustrent la sensibilité de Cédric Klapisch à l’esthétisme viticole.

Son désir de faire un film sur le vin s’est d’ailleurs confirmé dès 2010, avec un reportage photo réalisé lors des vendanges de l’acteur/vigneron bourguignon Jean-Marc Roulot (domaine Jean-Marc Roulot à Meursault). Ayant rencontré Cédric Klapisch lors du casting de son premier long métrage en 1991 (Riens du tout), Marc Roulot est depuis devenu l’un de ses fournisseurs de vin. Il a non seulement accueilli le tournage de Ce qui nous lie, mais aussi apporté son expertise technique et intégré le casting.

"On ne peut pas dire que j’ai fait ce film uniquement pour picoler"

Après la série télévisée le Sang de la Vigne (en itinérance dans le vignoble français depuis 2011) et les films Crime du sommelier (en Italie), Tu seras mon fils (à Bordeaux), Premiers Crus (en Bourgogne), Ce qui nous lie témoigne de l’intérêt renouvelé du septième art pour le vin. Cette fois, il s’agit d’une tentative assumée de réalisation d’un film hybride entre le documentaire et la fiction. Comme le montrent les scènes de vendanges ou de Paulée. Avec un tournage étalé sur huit mois, le film raconte avant tout une histoire familiale tirant aussi bien des rires que des larmes.

« Clairement le vin pour moi, c’est mon père, qui ne boit pratiquement que du bourgogne » précise Cédric Klapisch. « Si je voulais faire un film sur le vin c’était parce que j’avais envie de parler de la famille. Ce que l’on hérite de ses parents, ce que l’on transmet à ses enfants » conclut-il.
 

 

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Marquant les 80 ans de la route des grands crus de Bourgogne, le film se double d’une exposition de photos de repérage et de tournage. Intitulée Nature Humaine, elle se tient au château du Clos de Vougeot jusqu’au 14 juillet. Studio Canal (Michel Baudoin)

 

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