Jeune multidiplômée

Chloé Desaigues, « pas de retard de la féminisation des vins »

Mercredi 08 mars 2017 par Alexandre Abellan

« On ne se rend pas compte de la féminisation des vins. De la production à la commercialisation elle est de plus en plus importante » se félicite Chloé Desaigues.« On ne se rend pas compte de la féminisation des vins. De la production à la commercialisation elle est de plus en plus importante » se félicite Chloé Desaigues. - crédit photo : Maison Johanés Boubée
En charge des contenus du site de vente en ligne Grands Vins Privés, la sommelière et experte du marketing partage son optimisme à l’occasion de la Journée de la Femme.

« De prime abord, les hommes de la production partent du principe qu’une femme s’y connaît moins. Il faut démonter cet a priori en deux trois phrases qui montrent que l’on maîtrise aussi le sujet » confie Chloé Desaigues, la responsable du contenu web de la plate-forme bordelaise Grands Vins Privés (maison Johanès Boubée, filiale vin du groupe Carrefour). Mais pour elle, « les femmes ne luttent pas pour faire leur place dans la filière vin ». Leurs capacités se faisant toujours plus évidentes, même aux yeux des professionnels les plus conservateurs.

Il faut dire qu’à 28 ans, la jeune femme peut se targuer d’une expertise certaine du vignoble français. Étant détentrice d’un BTS Hôtellerie-Restauration avec mention complémentaire sommellerie (lycée de Talence) et d’un MBA Wine & Spirits (INSEEC à Bordeaux). Mais elle ne compte pas s’arrêter là, et suivra dès mai les cours du niveau 3 du cursus Wine and Spirit Education Trust (WSET). « Apprendre est un plaisir, cela permet de se tester, de vérifier les acquis et d’en gagner de nouveaux » s’enthousiasme-t-elle.

"Regard difficile à changer"

Dynamique, elle ne voit pas forcément l’encore faible féminisation de la filière comme étant en retard. Elle en souligne surtout la progression, et le contraste par rapport à certains pans de la société. Ne serait-ce que du point de vue de la consommation. « En restauration, une femme en service n’a pas le même impact qu’un homme. Le regard n’est pas le même et il est malheureusement plus difficile à faire changer » conclut Chloé Desaigues.

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