Nouveaux comités

Une nouvelle page s’ouvre pour l’INAO

Mercredi 11 janvier 2017 par Marion Sepeau Ivaldi
Article mis à jour le 13/01/2017 10:26:08

Jacques Gravegeal, président du Comité IGP de l'Inao doit quitter ses fonctions en février prochain.Jacques Gravegeal, président du Comité IGP de l'Inao doit quitter ses fonctions en février prochain. - crédit photo : INAO
Les vœux de l’Institut se sont tenus le 10 février à la veille du renouvellement des différents comités de l’INAO et l’arrivée d’une nouvelle directrice.

Les traditionnels vœux de l’INAO qui se sont tenus le 10 janvier dans une atmosphère de fin de cycle. Outre les présidentielles qui se profilent pour le ministre de l’agriculture (qui n'a jamais manqué les voeux en cinq ans de mandat), en février prochain, les différents Comités de l’Inao seront renouvelés. Si la présidence du Comité vins AOP ne devrait pas changer (Christian Paly devrait être reconduit à son mandat), celui du Comité vin IGP va être amené à évoluer : le président Jacques Gravegeal doit en effet quitter son siège. Par ailleurs, l’actuel directeur, Jean-Luc Dairien, doit faire valoir ses droits à la retraite. C’est Marie Guittard, actuelle conseillère à l’agriculture du Premier ministre, qui a été nommée pour lui succéder en avril prochain.

Objectif : améliorer la communication

Mais ni le président de l’INAO, Jean-Charles Arnaud, ni Stéphane Le Foll, n’ont joué la carte du sentimentalisme au cours de leurs vœux, préférant parler d’avenir. Le président de l’Institut a, notamment, insisté sur la nécessité de bâtir une communication efficace autour des indications géographiques. « ll faudra que l’État s’engage aux côtés des professionnels » pour mener à bien cet objectif, a plaidé Jean-Charles Arnaud. Celui-ci souhaiterait que ce projet soit inscrit dans le cadre du prochain contrat d’objectif de l’Inao pour la période 2018-2021 sur lequel les responsables professionnels plancheront en 2017.

Pour sa part, le ministre a souligné l'importance des questions internationales. L’Inao doit en effet à la fois protéger les indications à travers le monde mais également sensibiliser les États à l’utilité économique de ce concept de protection. « C’est un objectif stratégique. Nous devons mener la bataille pour promouvoir cette démarche » a-t-il martelé. Il a ainsi rappelé que les IG sont protégées dans le cadre de l’accord CETA signé entre l’Union européenne et le Canada et que la France avait tenu une position ferme dans le cadre des discussions du TAFTA avec les Etats-Unis (désormais mis en sourdine).

Jean-Charles Arnaud et Stéphane Le Foll ce sont tous les deux félicités du travail réalisé par l’Inao et le ministère de l’Agriculture pour permettre d’introduire des mesures agro-environnementales dans les cahiers des charges des indications géographiques. Reste encore à dévoiler ces mesures, ce qui devrait être le cas dans quelques semaines.

Tags : INAO

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craoux Le 01 février 2017 à 19:16:29
A propos du commentaire de Périco Légasse (le critique gastro je présume) : à propos de "tromperie" des consommateurs, pourquoi ne vous enflammez-vous pas sur les productions à IGP (hors secteur viticole puisque c'est pour le vin l'exception > aire de production = aire géographique du cahier des charges) pour lesquelles c'est le "savoir faire" donc le fait que l'ouvraison soit réalisée dans la zone d'élaboration qui compte ? ... même un porc bulgare peut rentrer dans la composition d'une IGP "Jambon d' ..." ... Vous trouvez ça OK ?
Périco Légasse Le 31 janvier 2017 à 22:45:10
Espérons surtout que Jean-Charles Arnaud sera reconduit à la présidence nationale de l'INAO la semaine prochaine alors que sa tête a été mise à prix par certains lobbies. Sous sa présidence des efforts gigantesques ont été accomplis pour préserver la vertu et l'authenticité des fromages AOP au lait cru. Alors qu'une offensive des industriels laitiers sans précédent se met en place pour récupérer le nom Normandie à son profit, afin de légaliser la formule "Fabriqué en Normandie" interdite par la directive européenne UE2081/92 pour tromperie du consommateur, du fait que la provenance du lait n'est pas réglementée, il semblerait que le directeur national de l'INAO, Jean-Luc Dairien, ait proposé le remplacement de son président. Le fait est que la filière des AOC viticoles réclame depuis longtemps la présidence de l'INAO. N'empêche, l'éviction de Jean-Charles Arnaud tomberait à pic pour ne pas entraver la sinistre tentative du lobby laitier de flinguer l'appellation d'origine "protégée" camembert de Normandie. Nous verrons bien si cette République garde un peu de dignité.
dg Le 13 janvier 2017 à 21:04:31
bonsoir comme beaucoup d articles les dates ne correspondent pas toujours c est normal il y a le terrain connu par les professionnels et le mediatique connu par les dirigeantsOREL
craoux Le 11 janvier 2017 à 20:54:31
L'objectif stratégique de reconnaissance des IG .. je veux bien ... mais si parallèlement il y avait également un objectif stratégique d'exigence qualitative avérée et consubstantielle à l'obtention de ladite IG ... CE SERAIT ENCORE MIEUX ! ... à quoi rime ce positionnement 1er prix de volumes AOP et IGP de piètre qualité en HD et GD ?
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