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Jon Arvid Rosengren, meilleur sommelier du monde 2016

Mercredi 20 avril 2016 par Alexandre Abellan

Au premier rang, Jon Arvid Rosengren a affronté deux finalistes français : David Biraud et Julie Dupouy.Au premier rang, Jon Arvid Rosengren a affronté deux finalistes français : David Biraud et Julie Dupouy. - crédit photo : ASI (Youtube)
Face à deux candidats français, le Suédois a remporté la quinzième finale de l’Association de Sommellerie Internationale. Compétition qui ne manquait pas d’épreuves retorses, parfois à la limite du ridicule.

« La compétition est dure, mais dure… Et tout semble oublié quand les projecteurs sont allumés » laisse échapper le candidat suédois Jon Arvid Rosengren, questionné par le maître de cérémonie, Gérard Basset, sur son ressenti de la compétition de meilleur sommelier du monde 2016. Ne se laissant pas abattre par la succession d’épreuves imposées à un rythme effréné,  le finaliste a remporté le titre tant convoité ce 19 avril, à Mendoza. Après avoir été sorti de la compétition 2013 en demi-finale, le jeune sommelier suédois affiche un titre à sa collection bien remplie (il a été sacré meilleur sommelier d’Europe en 2013, meilleur sommelier de Suède en 2010 et meilleur sommelier d’Europe du Nord en 2009).

Enjoué, pour ne pas dire hilare, lors des tests, Jon Arvid Rosengren a même eu des difficultés à laisser repartir certains bons verres. Notamment celui de Chartreuse verte de Tarragone. Face au gagnant, les deux autres finalistes n’auront pas démérité. Qu’il s’agisse de l’efficace candidat français David Biraud, d’apparence scolaire s’enflammant dès qu’il est question d’accords mets et vins. Et encore moins de Julie Dupouy, également française, mais représentant l’Irlande, avec une ferveur et une implication des plus communicatives.

Service compris

Se déroulant en anglais, les épreuves finales donnent réellement le titre de meilleur sommelier du monde. Et pas seulement de meilleur dégustateur à l’aveugle. Pour espérer remporter la palme, les candidats ont dû déployer des trésors d’attentions et de réactivité face à des situations pratiques inattendues (voir diaporama ci-dessous). Tout en faisant l’étalage d’une connaissance encyclopédique du monde viticole, qu’il s’agisse de millésimes, terroirs et assemblages d'approximativement toutes les zones de production mondiales.

Sans transition, les trois candidats ont enchaîné les épreuves chronométrées. Demandant qui la création tout de go d’un menu pour une sélection de grandes étiquette, qui la proposition d’un grand cru Nespresso pour truffes au chocolat, qui la correction d’une carte de vins… Face à ce flux incessant de demandes, les automatismes professionnels suscitent autant l’admiration que la passion pour le vin qui reste sous-jacente.

Le seizième concours mondiale de l’ASI aura lieu en 2019.

Tags : Sommelier

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