Cours des vins du Beaujolais 

Après la manif', le bras de fer

Mercredi 30 septembre 2015 par Juliette Cassagnes

Cours des vins du Beaujolais : après la manif', le bras de fer
Les producteurs du Beaujolais ont décidé de ne pas vendre de vin au négoce dans l'espoir de faire monter les cours des primeurs.

Comment donner suite à la manifestation de vendredi ? Telle était la question que s'est posée la famille des viticulteurs – ODG du Beaujolais, syndicats, coopérateurs, indépendants - le lundi 28 septembre 2015.

 

Afin de faire pression auprès des négociants, les viticulteurs indépendants et coopérateurs rassemblés se sont mis d'accord pour ne pas vendre de vin cette semaine. Or c'est justement cette semaine que devaient démarrer les premières tractations sur le marché des vins vrac primeurs. « La consigne est de ne signer aucun contrat d'achat en-dessous du prix de l'an dernier, soit environ 220€/hectolitre, et de tenir jusqu'à vendredi 2 octobre », témoigne Emmanuel Fellot, l'un des viticulteurs et membre du syndicat communal à l'origine du rassemblement de vendredi.

 

A cette date, les négociants qui veulent rester dans le « timing » de la commercialisation des Beaujolais en primeur n'auront pas d'autre choix que d'acheter au prix voulu par les viticulteurs. La période des enlèvements de vins doit démarrer dans deux semaines, avec entre-temps l'agrément à passer. « Cela va se jouer cette semaine, c'est un bras de fer qui est engagé ».

 

Un bras de fer qui va se poursuivre au-delà de cette date, la période des achats de vin s'étalant sur une quinzaine de jours environ. « On ne va pas lâcher ! déclare le viticulteur. Certains - y compris des présidents de coopératives sont prêts à aller au bout, c'est à dire ne rien vendre du tout. Les négociants ont besoin de vin».

 

Suite à la réunion, les viticulteurs ont aussi prévu de rencontrer « dans les jours qui viennent » chaque négociant individuellement, cinq ou six au total, afin de « discuter » avec eux. « Certains sont déjà d'accord avec le maintien des cours par rapport à l'an dernier, d'autres non, détaille Emmanuel Fellot. Nous allons leur expliquer que du prix qu'ils proposent dépend l'avenir du vignoble, et leur redire qu'il n'y a aucune raison pour qu'ils payent moins cher que l'an dernier ».

 

Pour tenter de désamorcer le conflit, le sous-préfet du Rhône a également organisé le soir du lundi 28 septembre, une rencontre entre les représentants du négoce, de la production, et de l'interprofession. Chacune des deux parties a pu faire entendre ses revendications et ses problématiques.

[Crédit image : http://www.investisseurimmobilierdebutant.fr/]

Tags : Primeur

LAISSER UN COMMENTAIRE

Recopier le code :
Processing
© Vitisphere 2017 - Tout droit réservé