Les viticulteurs manifestent contre l'escatombe

Lundi 29 octobre 2012 par C. M.

Le 26 octobre, entre 400 et 500 viticulteurs bourguignons, rejoints par des confrères du Beaujolais, ont déversé des milliers de ceps morts dans les rues de Mâcon (Saône-et-Loire), perturbant la circulation. Ils sont venus réclamer d'urgence des solutions aux maladies du bois.

« Rien que pour cette année, dans le département, c'est 20 millions d'euros à réinvestir dans nos vignes au lieu de les mettre dans l'économie et favoriser l'emploi », explique Robert Martin, élu à la chambre d'agriculture de Saône-et-Loire et président de l'Union viticole 71.

Il est 14 heures ce vendredi 26 octobre. À l'appel de cinq organisations professionnelles*, 400 à 500 viticulteurs se sont réunis devant l'antenne de Mâcon du BIVB, l'interprofession des vins de Bourgogne.

Coût des maladies du bois

Robert Martin a pris la parole avant le départ de cette manifestation destinée à faire comprendre aux élus locaux le coût des maladies du bois pour la viticulture. Son discours inaugural s'appuie sur une étude réalisée par la chambre d'agriculture de Saône-et-Loire selon laquelle il faudrait replanter 520 ha pour un vignoble qui en couvre 13 500. Une opération évaluée à 20 millions d'euros. En 2008, le coût du remplacement des ceps morts avait été estimé à 9 millions d'euros. Il a donc plus que doublé en quatre ans. Le problème s'aggrave au point de provoquer cette manifestation.

Après le discours, les manifestants ont parcouru la ville pendant près de trois heures et demie, suivant un cercueil contenant des pieds morts de l'esca. Ils se sont arrêtés devant la mairie, au carrefour de l'Europe et à la préfecture, avant de revenir au BIVB de Mâcon, d'où ils étaient partis.

Tracteurs

Les viticulteurs à pied étaient accompagnés d'une trentaine de tracteurs traînant des remorques remplies de ceps morts qu'ils ont déchargés ça et là dans la ville, entravant la circulation.

Devant la mairie et devant la préfecture, Robert Martin et Jean-Michel Aubinel - le second orateur, président de la Confédération des appellations et vignerons de Bourgogne (CAVB) - ont appelé les élus à prendre « toutes leurs responsabilités ». Ils ont demandé d'allouer « des fonds supplémentaires à la recherche ».

La CAVB, les Vignerons indépendants de Bourgogne et du Jura et la Fédération des caves coopératives Bourgogne et Jura ont également réclamé un accompagnement fiscal et social pour les exploitations les plus touchées.

(*) Union viticole 71, Confédération des appellations et vignerons de Bourgogne, Fédération des caves coopératives Bourgogne et Jura, Vignerons indépendants de Saône-et-Loire, Vignerons indépendants de Bourgogne et du Jura.

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