Bons résultats des ventes à l'export et en GD

Lundi 19 novembre 2012 par C. M.

La Bourgogne se porte bien grâce à une bonne valorisation des vins à l'export et dans la grande distribution française. Avec la faible récolte 2012 (1,2 million d'hl), la région risque de manquer de vins. Les prix grimpent.

Sur les huit premiers mois de 2012, le chiffre d'affaires (CA) des ventes de vins de Bourgogne à l'export a fortement augmenté : +15 %, et s'élève à 457 millions d'euros. C'est ce qu'a annoncé l'interprofession (BIVB), le 18 novembre, à l'occasion de la 152e vente des vins des Hospices de Beaune.

Cette évolution confirme la campagne record août 2011-juillet 2012 où le chiffre d'affaires a atteint 719 millions d'euros, soit une hausse de 15 %. Une valorisation qui a été réalisée sans hausse sensible en volume (+1 %, environ, soit 95 millions de bouteilles).

Le président du BIVB, Pierre-Henri Gagey a parlé d'une « Bourgogne qui va plutôt bien », en rajoutant « pour le moment ». La faible récolte fait en effet craindre de « réelles conséquences financières sur les domaines », s'est inquiété le président de la Confédération des appellations et vins de Bourgogne (CAVB), Jean-Michel Aubinel.

« Les hommes et les machines ont souffert en 2012 », a poursuivi le président délégué, Michel Baldassini. Les vignes également, surtout celles plantées en pinot.

La récolte 2012 n'atteint que 1,2 million d'hl contre 1,580 l'an dernier, qui était déjà une petite récolte. Résultat, en amont, les ventes - vrac et raisins - ont été très actives entre viticulteurs et négociants. Ces derniers n'ont que onze mois de stock devant eux.

« Disons-le sans se voiler la face, le négoce a besoins de vins de rotation rapide, type bourgognes rouges ou mâcons », a reconnu Louis-Fabrice Latour, le président de l'Union des maisons de vins de Bourgogne. Les cours des bourgognes rouges sont donc en hausse de 30 %, avoisinant les 800 euros la pièce. La campagne est « complexe, rapide et pourrait être bouclée avant la fin de l'année », a prédit le négociant beaunois.

La Bourgogne est toujours le « vignoble le mieux valorisé » en GD et ses crémants « cartonnent » (+8 %).

Idem à l'export avec un « net redémarrage » de son premier marché, les États-Unis (+10 % en valeur sur les dix premiers mois). Le Japon pourrait passer devant l'Angleterre et devenir « avant la fin de l'année » le deuxième marché export des bourgognes. Bien que cinquième marché, Hongkong et la Chine sont en progression de 50 % (9 millions d'euros de CA). « Nous sommes frappés par l'intérêt chinois pour les bourgognes. Cela pourrait relancer la mécanique dans le Beaujolais car la Chine entre dans un schéma de consommation courante de vins. »

« L'an prochain, nous n'aurons pas de vin à moins de 10 dollars, 10 euros ou 10 livres sterling », prédit le négoce. Coteaux bourguignons et bourgogne gamay pourraient donc être « les vins d'entrée de gamme de demain, en dessous de 10 euros, dollars ou livres, barrière qui va nous couper des consommateurs », a conclu Pierre-Henri Gagey.

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