« J'ai dû traiter avec quinze jours d'avance »

Jeudi 21 avril 2011 par M. T.

« Nous sommes un peu sous pression, indique Christophe Muret, qui exploite un vignoble de 100 ha à Castelnau-de-Guers (Hérault). « Sur la station de Pézenas (à 4 km de Castelnau), il est tombé environ 200 mm en une semaine à la mi-mars. La semaine suivante, il a été impossible d'entrer dans les vignes.

Témoignage de Christophe Muret sur les conditions météo exceptionnelles Et début avril, la brusque montée des températures a précipité le cycle végétatif. La vigne a pris quinze jours d'avance sur une année normale. »

La conjonction de ces deux événements a raccourci à une très courte période les travaux de printemps à la vigne. « Normalement, nous ne commençons les traitements anti-oïdium qu'entre le 5 et le 8 mai. Cette année, il faut traiter avec quinze jours d'avance. » Cette intervention se télescope donc avec les travaux de fumure, labour et désherbage, qui eux, ont pris du retard du fait des fortes précipitations de mi-mars.

« On est un peu bousculés », reconnaît Christophe Muret qui craint que les pluies annoncées pour la fin de la semaine ne viennent encore accentuer la pression sur l'organisation des travaux. Pourtant, il n'est pas des plus inquiets, car il planifie toujours soigneusement les travaux dans ses vignes.

Partout dans le Languedoc, les fortes pluies de la mi-mars et le démarrage fulgurant du cycle végétatif sous l'effet de la chaleur de début avril ont raccourci les périodes d'intervention au vignoble. Fumure, désherbage, labour et premiers traitements anti-oïdium... Tous ces travaux qui normalement s'étalent sur deux mois, doivent cette année être réalisés quasiment au même moment.

Vous aussi, vous avez dû revoir votre organisation pour vous adapter à la précocité exceptionnelle de cette année. Adressez votre témoignage à Christelle Stef : c.stef@gfa.fr


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