Les caves coops font entendre leur voix

Lundi 29 octobre 2012 par C. S.

Les coopératives viennent de présenter au ministère de l'Agriculture leurs propositions dans le cadre du nouveau plan « agriculture biologique 2013-2017 ». Elles demandent notamment une identification précise des vins bios par des codes douaniers, de manière à pouvoir mieux analyser les marchés.

Le ministère de l'Agriculture prépare un nouveau plan en faveur de l'agriculture biologique pour 2013-2017. Dans ce cadre, la coopération agricole lui a fait plusieurs propositions.

Les vignerons coopérateurs demandent à ce que la réglementation sur la vinification bio soit adaptée. En effet, selon eux, la fixation d'une température maximale pour les traitements thermiques n'est pas souhaitable, car elle exclut certains traitements qui permettent de corriger des déviations bactériennes sans avoir recours au SO2. Selon eux, l'interdiction de l'électrodialyse n'est pas fondée.

Enfin, ils demandent à ce que l'alcool vinique neutre classique puisse être autorisé de manière dérogatoire pour le mutage des vins doux naturels, en attendant l'organisation d'une filière alcool vinique bio.

Les vignerons coopérateurs insistent également sur la nécessité de mieux appréhender et organiser l'offre en vins bios. Pour cela, ils demandent la création d'un code douanier spécifique au vin bio, de manière à pouvoir analyser précisément les marchés et réaliser des prospectives. Ils souhaiteraient également la mise en place d'une aide à l'organisation de l'offre de vins bios en vrac pour les caves coopératives.

Autre enjeu important à leurs yeux : l'encouragement de la recherche en viticulture biologique. En effet, pour eux, il est nécessaire de pouvoir disposer de plants de vigne certifiés AB, de trouver des alternatives au cuivre, d'avoir des cépages résistants aux maladies, de trouver des moyens de lutte biologique contre la flavescence dorée?

Rappelons que plus de 150 caves coopératives, soit une sur quatre, sont engagées dans la production de vin bio. Les surfaces de vignes bios ou en conversion couvraient plus de 60 000 ha fin 2011, ce qui représente 7,4 % du vignoble français. L'offre en vin bio va donc rapidement progresser.

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