Salon de l'agriculture

François Hollande reconnaît la valeur du vin pour la France

Samedi 21 février 2015 par Bertrand Collard La Vigne - Vitisphere

Salon de l'agriculture : François Hollande reconnaît la valeur du vin pour la France

Il est 11 h 15 lorsque François Hollande arrive sur le pavillon des vins au salon de l’agriculture, à Paris, ce 21 février. Les lieux sont interdits depuis plus d’une demi-heure au public par une vingtaine d’agents de sécurité intraitables.

Jean-Marie Barillère, président du CNIV, l'organisateur du stand, et Jérôme Despey, président du conseil des vins de FranceAgriMer accueillent chaleureusement le président de la République. Plus tôt dans la matinée, celui-ci leur a donné satisfaction sur un sujet crucial pour la filière : la loi Evin ne sera pas renforcée.

Lors du petit déjeuner qu’il a pris entre 9h30 et 10h30 avec les principaux représentants de la filière agricole, « il nous a assurés qu’aucune disposition nouvelle ne serait prise en matière de publicité pour le vin dans le cadre de la loi de santé publique », explique Jérôme Despey.

Cette assurance confirme celle qu’avait déjà donnée Marie-Sol Touraine, ministre de la Santé, à des députés du groupe viticole de l'Assemblée Nationale. L’Anpaa ne devrait donc pas réussir à faire interdire la publicité sur internet, à imposer « l’alcool est dangeureux » sur les publicités et à interdire les cuvées aux noms fantaisistes, comme elle le souhaite.

Ce sujet très conflictuel étant déminé, le Président de la république est venu sur le pavillon des vins pour déguster, et écouter, à nouveau, les doléances de la filière.

Jean-Marie Barrillère s'est chargé de les lui rappeler. Il lui a expliqué toute l'importance de l'exportation pour la filière vin. Or, « les vins chiliens entrent en Chine sans subir de taxe, contrairement aux vins européens », a souligné le président du Cniv. Il a également insisté sur la volonté de la viticulture de maintenir une OCM spécifique, avec ses « mesures structurantes ». Il a souligné la nécessité de protéger les indication géographiques, affirmant que même au sein de l'Union européenne : la « Lettonie ne reconnaît pas l'appellation champagne ». Ce qui a eu l'air de surprendre François Hollande.

« Le vin est un produit de convivialité. Un produit de bonheur », a poursuivi Jean-Marie Barillère. « C'est une valeur de la France. Il faut y prêter plus d'interêt », lui a répondu le président de la République à ses hôtes ravis d'entendre cette formule.

Puis Jean-Marie Barrillère a encore insisté sur la nécessité de soutenir la recherche sur les maladies du bois. Il a parlé des difficultés que rencontrent les interprofessions avec les « passagers clandestins », ces producteurs qui refusent de payer leurs cotisations. « Je vois que des passagers clandestins, il y en a partout », a plaisanté François Hollande.

Puis ce fut le moment de déguster. Trois vins au programme : un marsestel de Savoie, un blanc du domaine Eugène Carre, un côtes de Provence rosé réserve du château de Brégançon et un montravel du château Mouin caresse.

Le président de la République apprécie l'exercice, malgré des traits visiblement fatigués. Voyant cela, Etienne Laporte, le sommellier qui officie, lui propose de déguster un quatrième vin : un IGP pays d'Oc des Vignobles d'Agly. Dix minutes sont passées. Il est déjà temps pour François Hollande de pouruivre sa visite. Laissant ses hôtes ravis de son passage.

 

 

[Photo : François Hollande et Jean-Marie Barillère ; Crédit photo : Bertrand Collard (La Vigne)]

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