Vins de Bordeaux

"tout vendre n'empêche pas de se remettre en question"

Mardi 30 septembre 2014 par Alexandre Abellan

Vins de Bordeaux :

Si les « marchés des grands crus classés sont évidemment plus calmes », la demande reste forte sur le cœur de gamme qui fait le vignoble bordelais si l'on en croit Philippe Mengin, propriétaire du château Lafitte (Camblanes), qui vient d'annexer 10 hectares d'un tenant à son vignoble, pour assurer les besoins toujours croissants de ses marchés. Ces parcelles de graves plantées en cabernet sauvignon et merlot appartenaient précédemment à l'unité INRA de Lastrenes, et font monter à 45 ha le vignoble du château Lafitte (en AOC Côtes de Bordeaux). Soit un potentiel de production de 280 à 300 000 cols par an, un développement inévitable « pour répondre à la demande de nos marchés export (95 % des ventes, gérées directement par la propriété sans passer par le négoce), qui vont de la Chine au Brésil en passant par le Mexique, l'Allemagne, la Suisse... » estime Philippe Mengin. Se plaçant dans une stratégie de création de marque pérenne*, il ajoute qu'« aujourd'hui nous avons la chance de tout vendre (il ne reste pas de vieux millésimes, nous commercialisons le 2013), mais ça n'empêche pas de se remettre en question, on peut toujours faire mieux. » Commençant tout juste ses vendanges, Philippe Mengin est désormais assisté par l'œnologue Michel Rolland, avec la volonté de monter le rapport qualité/prix sans voir s'envoler ses prix.

 

 

* : « nous nous sommes suffisamment battus pour la garder et la posséder » ajoute-t-il, en référence aux péripéties judiciaires qui l'oppose depuis une décennie au château Lafite-Rothschild (cliquer ici pour en savoir plus).

 

 

[Photo : Michel Rolland et Philippe Mengin ; château Lafite]

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