Vignoble suisse

2013, un millésime au retard à relativiser

Mercredi 06 novembre 2013 par Alexandre Abellan

Vignoble suisse : 2013, un millésime au retard à relativiser

Après une décennie où chaque millésime semblait plus précoce que le précédent*, « 2013 marque un retour aux conditions climatiques des années 80 et 90 » résumait avec justesse l'Interprofession des vins de Beaujolais en septembre dernier. En France comme en Suisse, la tardiveté de la floraison des vignes a marqué les esprits. Face aux commentaires décrivant un retard exceptionnel, le centre de recherche de Changins a tenu a faire le point sur le vignoble helvétique, et le relativiser sur le long terme, l'Agroscope de Pully notant depuis 1925 le développement végétatif du chasselas.

En comparant les données du millésime à celles mesurées depuis 89 ans, Jean-Laurent Spring et Olivier Viret (Agroscope Changins) concluent à un "retard notable de la floraison, qui n'a commencé que le premier juillet, tandis que la moyenne 1925-2013 se fixe au 15 juin, et même au 12 juin pour les 20 dernières années". Mais après les froids mois de mars et de mai, la floraison s'est rapidement achevée (en huit jours) et la météo estivale de juillet et d'août a hâté la maturation, le retard se réduisant à cinq jours (la véraison commençant le 18 août). Avec une fin de saison favorable, les chercheurs concluent que "le retard d'une quinzaine de jours noté à la floraison a été pratiquement résorbé à la fin septembre". Ce qui fait 2013 un millésime qui n'est  "pas comparable avec d'autres très tardifs comme 1935, 1963, 1972, 1977 ou 1978".

 

 

* : particulièrement visible avec la date de début des vendanges en Côtes du Rhône, mais aussi en Champagne, ou à Saint-Emilion...

 

 

[Photo : vigne avant la fleur, Agroscope de Changins]

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Robert G. Le 08 novembre 2013 à 23:19:35
Le suivi suisse des vendanges, un travail d'horloger !
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