Bernard Magrez

« pour fixer le prix des vins, notre roi c'est le client, pas le voisin ! »

Mardi 18 juin 2013 par Alexandre Abellan

Bernard Magrez : « pour fixer le prix des vins, notre roi c'est le client, pas le voisin ! »

Présent dès potron-minet sur son stand Vinexpo, Bernard Magrez répond invariablement à tout visiteur s'enquérant de son humeur, : « formidable ! » On peut gager que la bonne campagne des primeurs 2012 de ses quatre grands crus classés (Châteaux Pape Clément, La Tour Carnet, Fombrauge et Clos Haut-Peyraguey) n'est pas étrangère à cette ardeur. « Nous nous sommes mis au vrai prix, c'est à dire à celui du 2008 » précise-t-il. « Dans la vie il ne suffit pas de produire, il faut vendre. Et les acheteurs veulent le prix qui leur corresponde, pas celui du propriétaire. Le roi ce n'est pas le voisin, c'est l'amateur de vins dans le monde, et en France ! »

La devise de l'homme aux quarante châteaux est que le terroir fait le vin. Pour lui l'achat d'un domaine est   « question d'opportunité, dans le cadre de notre stratégie. Sous la signature Bernard Magrez, nous proposons 40 vignobles, c'est à dire 40 terroirs différents. Les consommateurs veulent plus que jamais comprendre le vin et souhaitent en découvrir de nouveaux pour y parvenir.   » Il ajoute qu'à Bordeaux « le marché du foncier est divisé en deux marchés. D'abord les grands crus et assimilés, le prix de l'hectare croît immanquablement. Pour le reste des appellations traditionnelles, les cours n'évoluent pas depuis 6-7 ans. Malgré les achats chinois, les prix n'augmentent pas, ce qui montre qu'il y a toujours de nombreux vendeurs. »

 

 

[Photo : Alexandre Abellan]

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