Protection des vignes

Le point sur les résistances de mildiou, oïdium et botrytis aux fongicides

Mercredi 10 avril 2013 par Alexandre Abellan

Protection des vignes : le point sur les résistances de mildiou, oïdium et botrytis aux fongicides

Pour l'instant uniquement expérimental, le recours à des cépages résistants aux maladies fongiques est une perspective qui intéresse particulièrement les viticulteurs français. On le comprend d'autant mieux qu'actuellement ce ne sont pas les cépages traditionnels qui s'adaptent au trio mildiou, oïdium et botrytis, mais ces derniers qui résistent aux traitements phytosanitaires. Rédigée par un collège d'experts (Institut National de la Recherche Agronomique, Institut Français de la Vigne et du Vin, Comité Interprofessionnel du Vin de Champagne, Chambres d’Agriculture...), la note technique 2013 sur la gestion de ces résistances se penche sur l'émergence de résistances. D'après ce document, « ces situations de résistance [étant] générées par l'utilisation répétée de certaines substances actives », l'enjeu est de « maintenir une efficacité de la protection dans un objectif de réduction des traitements ».

Pour y parvenir, l'alternance des familles de fongicides selon leurs modes d'action est la solution la plus évidente. La note attire l'attention sur des résistances fortes aux préparations à base de CAA et de QoI pour le mildiou. Pour oïdium, les experts conseillent également de varier les préparations d'IDM au cours d'une saison. Dans le cas de la pourriture grise, les populations de Botrytis cinerea présente des résistances à l'ensemble des produits utilisés. En conséquence, « l'emploi d’un seul produit par famille chimique et par an est impératif » et «l’alternance pluriannuelle pour toute famille chimique concernée par la résistance spécifique est fortement recommandée ».

Uniques produits à ne pas être concernés par ces émergences de résistance, les préparations de lutte biologique (Bacillus subtilis, Aureobasidium pullulans...) présentent cependant une efficacité variable, qui nécessite le maintien d'une lutte chimique. Les experts précisent que la protection du vignoble ne peut se passer d'une pulvérisation à la « qualité irréprochable », ainsi qu'un ensemble de mesures prophylactiques : réduction de la vigueur (choix du porte-greffe, enherbement, amendements...), veiller au pouvoir drainant du sol (pour mildiou), aération des grappes par la taille/l'ébourgeonnage (pourriture grise)...

 

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[Illustration : IFV]

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